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Orientation 03 - Mieux connaître et conserver les
espèces, les habitats et les fonctionnalités écologiques


Si c’est bien le coeur du parc national qui abrite la majeure partie des habitats remarquables de l’île, l’aire d’adhésion est une zone de « solidarité écologique », qui doit permettre de préserver ce coeur des atteintes extérieures et qui assure un rôle de corridor écologique entre les Hauts et les Bas de l’île, en particulier par les ravines, mais aussi le long d’un gradient écologique nord/sud. La notion de solidarité écologique peut d’ailleurs être étendue à l’ensemble de l’île, en particulier à la réserve naturelle nationale marine et à la réserve naturelle nationale de l’Étang Saint-Paul, dont la qualité des eaux est liée aux activités s’exerçant sur les planèzes et les zones urbaines de la côte ouest.

En outre, l’aire d’adhésion abrite elle-même des espaces particulièrement remarquables :

• Quatre sites du Bien inscrit au Patrimoine mondial : la Grande Chaloupe, la forêt de Mare-Longue, le Piton d’Anchain et le Piton de Sucre.

• La Pandanaie des Hauts de l’est, située en zone tampon du Bien et couverte par un arrêté de protection de biotope.

• Les remparts du bras de la Plaine concernés par un arrêté de protection de biotope en faveur du Pétrel noir.

• Une partie des habitats indigènes de l’île, correspondant aux étages de végétation intermédiaires ou inférieurs. Ils sont alors souvent restreints à de petites surfaces, situés dans des zones refuges et peuvent être dégradés voire très dégradés. Ils ont néanmoins une grande valeur car ils sont parfois peu représentés en coeur et qu’on y trouve les dernières populations de certaines espèces rares.

• Les ravines, en raison de leurs caractéristiques propres mais aussi de leur rôle de corridors écologiques majeurs.

Cependant, les activités humaines légitimement présentes dans l’aire d’adhésion (habitat résidentiel, zones d’activités économiques, agriculture et sylviculture, activités de tourisme et de loisirs…) sont des sources potentielles de fractionnement et de dégradation des habitats remarquables résiduels, de perturbation des fonctionnalités écologiques et de dérangement des espèces animales et végétales, et notamment des espèces indigènes.

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  • Mesure III.2 – Restaurer et préserver la trame verte et bleue

La préservation d’espaces remarquables n’a de sens que si les fonctionnalités écologiques entre ces différents espaces sont assurées. C’est en particulier le rôle de la trame verte et bleue, qui exprime pleinement la notion de solidarité écologique entre les Hauts et les Bas et, au-delà, entre l’île et l’océan. De nombreuses espèces (poissons, pétrels, etc.) ont ainsi un cycle de vie qui se partage entre différents espaces. En particulier, les ravines et les cours d’eau jouent un rôle essentiel dans la migration de ces espèces : leurs fonctionnalités (absence d’obstacles infranchissables, régulation des débits, qualité des eaux, etc.) doivent donc être préservées.

La trame verte et bleue doit ainsi faire l’objet d’une action partenariale concertée afin qu’elle soit prise en compte tant au niveau des documents de planification et de gestion des espaces que des projets et aménagements.

Cette mesure est en cohérence avec le SAR, qui tient lieu de schéma régional de cohérence
écologique.

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Rôle de l’établissement public du parc national

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• Veiller à la prise en compte des sensibilités patrimoniales et des fonctionnalités écologiques dans les documents de planification et de gestion et les projets d’aménagement, notamment des SCOT et des PLU, en tant que personne publique associée.

Autres acteurs opérationnels
• DEAL, DAAF, ONF, ONCFS
• Collectivités territoriales
• Maîtres d'ouvrage, propriétaires privés

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Page 110 de la Charte PNRun

Dernière mise à jour :
11-08-2014 12:34
Auteur :
Alicia Lambert
Révision:
1.0
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